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Goûter aux légumes : un défi pour certains enfants

Un enfant sensible à l’essai de nouveaux légumes peut nous inquiéter en tant que parent. Pas de panique! Nous devons garder notre calme et introduire les aliments tout en douceur. Voici des pistes à explorer pour rassurer notre petit goûteur!

Bouche : pas seulement le goût

Nous oublions parfois que la bouche ne détecte pas seulement le goût. Elle nous permet de ressentir la température de l’aliment, les formes et les textures. En prenant une bouchée de l’aliment et en le mastiquant, nous entendons également des bruits plus ou moins prononcés. Aussi, l’aliment se transforme au fur et à mesure qu’il est broyé dans notre bouche. Cela fait beaucoup de sensations à apprivoiser! Et avant même de mettre l’aliment dans notre bouche, nous pouvons voir sa forme, sa couleur et déjà notre cerveau se met en marche par rapport à notre appréciation de cet aliment! Il est donc important d’être tolérant face à l’introduction des aliments. Nous devons inviter ou inciter notre enfant à le goûter, mais nous n’insistons pas!

Variété et quantité

Offrir une variété de légumes au même repas peut parfois encourager notre enfant à vouloir goûter à un peu de tout, car il a une impression de choix et de contrôle. Il faut également se rappeler qu’une plus grande variété ne veut pas dire une grande quantité.

Du connu et de l’inconnu

Aussi, nous devrions proposer des aliments habituellement appréciés quand un aliment inconnu (ou moins apprécié) est introduit. Si notre enfant ne touche pas au nouveau légume présenté, bien au moins, il mangera ceux qui sont connus et appréciés, et ce, bien évidemment s’il a faim ou si cette journée, il décide d’en manger!

Même aliment = aliment différent. Hein!

Une dernière petite chose que nous devrions prendre en considération. Aux yeux de notre enfant, le même légume, mais présenté de façons différentes est un nouvel aliment pour lui. Prenons l’exemple de la carotte : imaginons le goût de la carotte crue, sa texture, son bruit, etc. Maintenant imaginons, la carotte cuite… Avec cet exemple, nous comprenons mieux la raison de la réticence de notre enfant face au même aliment, mais présenté de façons différentes.

Quelques suggestions pour l’aider dans son exploration :

Rondelles de concombre + ricotta aux fines herbes fraîches

Rondelles de concombre + houmous

Sushi de légumes (houmous + bâtonnets de carotte ou de poivron + courgette ou concombre râpé sur la longueur, le tout roulé)

Craquelins de grains entiers + fromage cottage + concombre + sel et poivre

Croustilles de kale aromatisées : fromage parmesan, assaisonnement ranch, sel et vinaigre, épices BBQ, etc.

Salade de mini bocconcini + tomates cerises + filet d’huile + sel et poivre

Céleri + fromage à la crème + canneberges séchées

Céleri + beurre d’arachide + raisins secs

Crudités avec trempette :

Idées de crudités : mini carottes, poivrons, concombres, brocoli, chou-fleur, céleri, etc.

Idées de trempette : houmous; yogourt grec au citron et herbes; purée d’edamames et yogourt grec; fromage cottage et salsa; tartinade de tofu.

Donc, soyons patients et offrons une variété de légumes. Ils devraient être présentés de façons différentes, et ce, plusieurs fois pour que notre enfant les reconnaisse, les apprivoise, les mette dans sa bouche, les avale et peut-être un jour les apprécie!

 

Références :

HUOT, Isabelle, REGIMBAL, Nathalie, « Les menus solution famille », Montréal, Les éditions du Journal, 2018, 223 pages.

Point de pratique Société canadienne de pédiatrie Comité de nutrition et de gastroentérologie, Paediatr Child Health, 17(8): 458-60. [En ligne], http://www.cps.ca/fr/documents/position/tout-petit-prescolaire-qui-ne-mange-pas/ (page consultée le 25 janvier 2019).

 

Auteur
Nathalie Regimbal, Dt.P. Diététiste-Nutritionniste

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