Cerise de terre

Haute saison : mi-août à mi-septembre

La disponibilité de la cerise de terre du Québec est variable de la mi-juillet au début-août et de la fin-septembre à la mi-octobre.

Contrairement aux légumes-racines qui se conservent en entrepôt, la cerise de terre est un fruit frais et périssable : sa présence en épicerie et au marché suit de près le rythme de la récolte, jusqu’aux premières gelées.

La cerise de terre est un petit fruit jaune doré, protégé par une fine enveloppe qui rappelle le papier de soie. Aussi appelée physalis ou amour en cage, elle est cultivée au Québec depuis la fin du 19e siècle et connaît aujourd’hui un regain d’intérêt bien mérité dans les cuisines d’ici, pour son goût sucré et légèrement acidulé, entre la tomate cerise et l’ananas.

Voici l’essentiel : quand l’acheter, d’où elle vient, ce qu’elle apporte sur le plan nutritif et comment bien la conserver.

Disponibilité et provenance au Québec

La cerise de terre québécoise se trouve en épicerie et dans les marchés publics de mi-juillet à mi-octobre, et particulièrement de la mi-août à la mi-septembre. Plusieurs fermes membres de l’Association des producteurs maraîchers du Québec (APMQ) la cultivent, notamment en Montérégie, dans Lanaudière et dans la Capitale-Nationale.

Qu’elle vienne directement d’un des producteurs maraîchers listés ci-dessous, d’un marché public ou de l’épicerie du coin, la cerise de terre d’ici est accessible partout où vous magasinez déjà. Vous n’en trouvez pas près de chez vous ? Le répertoire de l’APMQ ou des marchés publics du Québec reste une bonne façon de dénicher un point de vente local.

Valeur nutritive

La cerise de terre est peu calorique et se distingue par sa teneur en vitamine C et en niacine (vitamine B3), en plus d’apporter du bêta-carotène, un antioxydant que le corps peut transformer en vitamine A. Une portion de 125 ml (environ 70 g) de cerises de terre crues apporte environ 37 calories et 3 g de fibres.

 

 

NutrimentCerise de terre crue, 125 ml (70 g)
Calories37 kcal
Glucides8 g
Fibres3 g
Protéines1,3 g
Vitamines et minérauxA, B1, B3, C, fer, phosphore

Elle renferme aussi des caroténoïdes aux propriétés antioxydantes, des composés qui suscitent un intérêt croissant en recherche, bien que des études supplémentaires soient nécessaires pour confirmer pleinement leurs bienfaits sur la santé.

Comme la pomme de terre, la cerise de terre appartient à la famille des solanacées : seul le fruit bien mûr, d’un jaune doré uniforme, doit être consommé. Les fruits encore verts, tout comme les autres parties de la plante, ne sont pas comestibles.

Bien choisir et conserver ses cerises de terre

Une bonne cerise de terre se reconnaît à son enveloppe, sèche et craquante, d’une teinte brun pâle à dorée, signe que le fruit à l’intérieur est à point. Une fois cueillies, elles se conservent de 2 à 3 mois au réfrigérateur tant qu’elles restent dans leur enveloppe intacte. Une fois celle-ci retirée, mieux vaut les consommer dans les 10 jours.

Laissez l’enveloppe intacte le plus longtemps possible : c’est elle qui protège le fruit.

Elles se congèlent bien une fois dénudées : étalez-les sur une plaque avant de les transférer dans un sac hermétique.

À ne pas confondre : la cerise de terre (Physalis pruinosa) a une cousine plus grosse, la groseille du Cap (Physalis peruviana), souvent vendue sous des noms similaires. Les deux se cuisinent de la même façon, mais elles ne poussent pas au même rythme ni de la même manière.

Comparaison entre la groseille du Cap et la cerise de terre montrant leurs différences de taille, de couleur et de goût.

Crue, la cerise de terre se glisse dans une salade de fruits, un yaourt ou en garniture sur un dessert. Cuite, elle se transforme en confiture, en compote ou en chutney, pour accompagner autant le sucré que le salé.